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Voyage en Arménie

Pierre Terzian Edito

Nous sommes irremplaçables, oui !

Tout le monde connaît la fameuse phrase de Georges Clemenceau : « Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés ». Et l’on accepte si volontiers l’affirmation du grand homme qu’on n’en cite que la première partie, la seconde étant sous-entendue d’office. Mais a-t-il vraiment raison ?

Certes, les fonctions assumées par les uns et les autres ne meurent pas : elles passent en d’autres mains et la vie continue. Nous sommes tous remplaçables dans nos métiers, dans nos rôles respectifs au sein de la société. De ce point de vue, c’est même assez réconfortant.

Mais l’être humain ne se réduit pas à ses rôles et fonctions. Chaque personne est une existence unique. Et si l’humanité évolue vers toujours plus de complexité, comme le dit si bien Teilhard de Chardin, c’est bien parce qu’elle ne procède pas par des remplacements, mais par la conjugaison d’unicités nouvelles sans lesquelles aucune création ne serait possible et la vie se réduirait à un ennuyeux sur-place.

Chacun de nous est porteur d’un potentiel de création à sa mesure. En réalisant sa part de création, il affirme son unicité, son irremplaçabilité.

Si l’on se place dans une perspective de vie en société, l’irremplaçabilité d’un être devient inversement proportionnelle à la taille du groupe humain auquel il appartient. Plus celui-ci est petit, plus ses membres sont irremplaçables.

Il en est de même des peuples et des nations. Surtout celles qui, amputées par l’histoire, n’ont même pas pu offrir une sépulture à leurs morts. Non, « le tigre » n’a pas raison. Chaque être vivant est irremplaçable. Et les descendants de ceux qui n’ont eu que le désert pour cimetière sont conscients de leur mission. En ce domaine, ma préférence va au poète Vahan Tékéyan qui, au soir de sa vie, écrivait : « Que me reste-t-il de la vie ? Que me reste-t-il ? Que cela est étrange, il ne me reste que ce que j’ai donné aux autres ».

COMMUNIQUE DE PRESSE – 24 mail 2010

Arménie : ouverture du Canal de l’Amitié Arméno-Française dans le Tavush

Erevan, 24 mai 2010 – Le 22 mai 2010, le Fonds Arménien a inauguré une importante réalisation, le Canal de l’Amitié Arméno-Française, dans la région de Tavush en Arménie. Ce projet très attendu va dynamiser l’agriculture locale.

La cérémonie a eu lieu en présence d’une délégation française conduite par Patrick Devedjian, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine et Ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en œuvre du plan de relance, des représentants du Fonds Arménien de France qui jouèrent un rôle essentiel dans la réalisation de ce projet dont le Président Bédros Terzian.

Etaient également présents Armen Guévorguian, Vice-Premier Ministre de la République d’Arménie et Ministre de l’Aménagement du Territoire, Ara Vardanian, Directeur Exécutif du Fonds Arménien Hayastan, Armen Ghoularian, Gouverneur du Tavush, ainsi que les maires et les habitants des communes qui bénéficient de ce projet.

Grâce aux efforts du Fonds Arménien et à une subvention du Conseil Général des Hauts-de-Seine, le vieux canal d’irrigation de Khashtarak-Lussahovit-Ditavan a été reconstruit et prolongé de 500 mètres, soit au total 15 km, pour permettre l’irrigation de 600 hectares de terres. L’ouvrage a été baptisé Canal de l’Amitié Arméno-Française, en hommage à ses sponsors.

L’importance du projet pour la production agricole de la région a été soulignée par la présence lors de la cérémonie d’ouverture des résidents de ces villages, des plus jeunes aux plus âgés, venus nombreux partager leur joie avec les invités.

Le Conseil Général des Hauts-de-Seine finance des projets d’infrastructures agricoles dans le Tavush depuis 2009. Deux subventions destinées à ces projets ont été votées à l’unanimité par les conseillers généraux de ce département, toutes tendances politiques confondues. Sur place, P. Devedjian a annoncé que le Conseil Général accordera 500 000 euros chaque année pour des projets de développement rural en Arménie. Dans son discours, il s’est dit satisfait de la grande qualité du travail accompli, avant de réaffirmer son engagement à continuer de collaborer avec le Fonds Arménien.

Au nom du gouvernement arménien, le Vice-Premier Ministre, Armen Guévorguian a exprimé sa gratitude envers le Conseil Général des Hauts-de-Seine pour son soutien au développement économique du Tavush. Il a souligné l’importance du Canal de l’Amitié Arméno-Française et les bienfaits socio-économiques attendus par les habitants de la région.

Le Directeur Exécutif du Fonds Arménien Hayastan, Ara Vardanian, a dit espérer que les récoltes résultant directement de la reconstruction et de l’extension du canal atteindront bientôt les marchés d’Erevan.

De son côté, Bédros Terzian s’est adressé aux membres des communes locales. “Vous êtes ici, près de la frontière, face à de nombreuses difficultés,” a déclaré le Président du Fonds Arménien de France. ”Nous autres, arméniens de la diaspora, vivons bien loin de la frontière, et pourtant la distance géographique qui nous sépare n’amoindrit pas, mais redouble au contraire notre responsabilité à être à vos côtés.”

Outre le financement de ce Canal, les subventions du Conseil Général des Hauts-de-Seine et les sommes complémentaires apportées par le Fonds Arménien de France grâce à ses Phonéthons ont permis de fournir aux agriculteurs du Tavush différentes variétés de semences et de plants d’arbres fruitiers. Des pépinières vont être créées et des équipements mécaniques seront fournis. Un centre de collecte de lait a été construit et bientôt des bovins vont être distribués. Sans compter la construction d’une école, d’un centre communal en cours de rénovation, etc. Plusieurs serres et deux bases de machinerie agricole seront établies. Le projet prévoit aussi des stages de formation ainsi que la création d’une société commune aux villages pour commercialiser les productions aux meilleures conditions.

Le projet du Fonds Arménien dans le Tavush a débuté avec six villages en 2009 et a été étendu en 2010 à huit communes supplémentaires, grâce notamment à la construction des canaux Ayguehovit-Vazachen. Au total, quelque 22 000 personnes vont profiter de ce programme de développement rural intégré. 1,5 million d’euros seront investis sur deux ans, financés aux 2/3 par le Conseil Général des Hauts-de-Seine et 1/3 par les Fonds Arméniens de France, d’Argentine et des Etats-Unis.

Le Fonds Arménien de France et le Conseil Général des Hauts-de-Seine étudient actuellement les phases à venir de ce projet.

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COMMUNIQUE DE PRESSE – 12 avril 2010

Les dons récoltés pendant le Phonéthon 2009 ont permis de reconstruire les réseaux d’eau et de tout-à-l’égout d’Askéran

Le Fonds Arménien Hayasdan a lancé un grand projet d’infrastructure dans la ville d’Askéran au Karabagh, consistant à remettre à neuf ses réseaux d’eau potable et de tout-à-l’égout qui sont très endommagés. Cette initiative est co-financée par le Fonds Arménien de France - grâce aux donations reçues à l’occasion du Phonéthon 2009 – et le gouvernement du Karabagh.

Albert Avanesyan, Chef du Département de Projet de développement urbain, a identifié le problème de l’eau potable comme étant le plus urgent à Askéran. L’eau qui est consommée est acheminée à Askéran par des tuyaux rouillés et coule à faible intensité – à cause des pertes occasionnées par un réseau très endommagé.

Le système de tout-à-l’égout de la ville est vieillissant et très délabré ; il y a de sérieux risques pour la santé des habitants.

M. Avanesyan ajoute qu’il existe un autre obstacle au développement d’Askéran ; la baisse récente du nombre de mariages, occasionnée par le manque de logements ayant un prix abordable.

Les travaux de terrassement étant terminés, des équipes sont maintenant chargées de reconstruire le système interne de distribution d’eau grâce à l’installation de nouveaux tuyaux qui, lorsque le projet sera terminé, atteindront une longueur totale de 6 km. Il reste également à mettre en place une digue de 50 m le long de la rivière Badara pour empêcher l’effondrement de la rive, ainsi qu’une station d’épuration d’eau. Enfin, le projet prévoit la restauration de deux réservoirs d’eau (d’une capacité totale de 1 000 m3) et du tout-à-l’égout.

« Le manque d’accès à l’eau étant un problème critique majeur tant en Arménie qu’au Karabagh, Le Fonds Arménien Hayasdan s’est engagé à traiter cette question en priorité », a déclaré Ara Vardanyan, Directeur Exécutif du Fonds. « Nous sommes profondément reconnaissants envers nos compatriotes d’Europe, dont la généreuse contribution durant le Phonéthon 2009 a permis de mettre en œuvre le projet d’infrastructure d’Askéran ».

Située au nord-est du Karabagh, la région d’Askéran est frontalière avec l’Azerbaïdjan à l’est. Elle est composée d’une population de 17 600 habitants, dont 2 600 résident dans la ville d’Askéran.

La région d’Askéran est le siège d’importantes sociétés commerciales dont Artsakh Alco

(manufacture de boissons alcoolisées), Artsakh fruit (producteur de fruits et légumes), Varanda (fabricant de planchers en bois), ainsi que d’une usine d’albâtre. Ces entreprises emploient près de 260 personnes. De plus, les produits fabriqués par Artsakh Alco et Varanda sont également exportés.

L’agriculture est un élément vital de l’économie d’Askéran. On y produit d’importantes quantités de grenades, raisins, céréales, qui sont conditionnés dans des centres locaux. Récemment, les fermiers d’Askéran ont commencé à produire des pastèques.

Le monument historique le plus célèbre d’Askéran est sa forteresse qui date du 18ème siècle. Il y a aussi l’église « Sourp Astvatsatsin », construite en 2003.

Actuellement, trois projets financés par le Fonds Arménien de France sont en cours d’achèvement. Il s’agit de la construction de l’école du village de Chartar (région de Martuni, Karabagh), de la mise en place d’un réseau interne d’eau potable dans le village de Sos (région de Martuni) et de l’édification d’un centre régional de cardiologie à Akner près de Goris (région de Syunik, Arménie).

Deux autres projets, financés totalement ou en partie par le Fonds Arménien de France, vont débuter dans les prochains mois. Il s’agit de la reconstruction de l’école de Sushi (Karabagh) et de la mise en œuvre d’un réseau d’irrigation dans la région de Tavush en Arménie. Ce dernier projet est financé conjointement par les Fonds Arméniens de France et d’Argentine.

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OPERATION TAVUSH 2012
Interview exclusive
CG92
Patrick Devedjian
Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine.Crédit Photo:JEAN LOUIS MACAULT Ecouter l'interview


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video chanson 2009




Clip de chanson officielle du Téléthon et Phonéthon 2009

Spot publicitaire 2009
Spot publicitaire du Téléthon et Phonéthon 2009 diffusé en Arménie

Film des realisations 2008
Film des réalisations diffusé à l'occasion du Phonéthon 2008



 

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